Frappa dinde ou le post mémère du mercredi

Demain c'est la fête en mon palais joli-bien-briqué.
Oui demain c'est Thanksgiving.
Notons que ce le fut aussi en 2007.
Les habitants de mon royaume et moi-même présentement, avons décidé de continuer cette jolie tradition dans notre do-mi-si-la-do-ré.
Je ne vais pas une énième fois vous donner la signification de cette tradition, cliquez la et vous saurez !
Je vais vous parler boof. Car ça, le fourneau, je maîtrise.
Donc rappel du menu traditionnel de ce troisième jeudi du mois de novembre.
First, the turkey.
Nous l'aimerions bien dodue, déplumée et livrée au 25 de mon allée. Mais la tu rêves les yeux ouverts dans ton décor de carton-plâtre.
DINDE deglougloutante a farcir donc demandée.
Enfin, je laisse ce boulot de guerrier a l'homme de la maison himself, fourreur de dinde de père en filles.
H, la dinde c'est son dada.
Il adore.
Il prépare soigneusement la farce.
La farce du dindon qui glougloutait Tony l'truand, celui-la même qui gambadait joyeusement dans les bois et les basse-cours au temps jadis ou il avait encore sa tête et toutes ses plumes et non pas ses oreilles et sa queue.
Échalotes, whisky, chair a saucisse, herbasses et ingrédients secret oubliés.
Une recette de famille d'il y a au moins cinq bonnes années, quinquennale recipe donc, a défaut d'être ancestrale.
Ensuite, l'homme la fourre délicatement du bout des doigts, pénétrant gentiment la bête.
Puis il l'enfourne longuement, et enfin, de sa seringue de cordon bleu, tout au long de la cuisson, il l'arrose copieusement.
Quel délice !
Chasser, fourrer, arroser. Done deal.
Il serait fort bien venu de sweet corner, de sweet potatoser, de green beaner, de mash-potater, de gravyter la volaille, de la cranberryer même pour l'accompagner.
Je vous ferais grâce d'un gratin salé aux marshmallow que j'eus goûté naguère dans cette country lointaine et bien texane... fort mauvais souvenir culinaire mangé du bout des levres.
Nous terminerons sucrètement par les soeurs pecan & pumpkin pies.
Bon en fait, dans mon palais rien de tout cela, d'abord point de palais, mais appartement aux tomettes poussiéreuses qui me prennent la tête.
J'avais prévu festivités avec amis, mais rien de tout cela.
Moral et envie fluctuante ont eu raison de mon invitation.
Cette année avec ce retour en Gaule, point de dinde aux rayons des supermarkets, pas a ce moment de l'année, que dalle, macache, niente.
Que sur commande la dinde et a la boucherie Sanzo !
De la franco-dinde donc a la mode dauphinoise, bourguignonne, bretonne et alsacienne pour ce dîner familial de demain.
Vous devinez ce que j'y ai joint ???
Et vous dinde ou pas dinde ?