J'ai les pieds palmes, les doigts crochus et la langue bien pendue

Publié le par blabladenana

Réveil difficile après journée aquatique.
J'étais censée dormir au moins 7-8-9-10 heures... après ces 10H de marche sous 33 degrés.

La dernière longue randonnée pédestre date de cet été.
Vous allez être déçus, même pas dans le Ventoux ou dans les Dentelles de M, mais simplement dans les rues de Paris-Été 2007, je galopais, de métro en trottoirs.
Ma course contre la montre, tout faire, tout voir en un minimum de temps, couchée a point d'heure, levée aux aurores extensibles, souvent pas très fraîche !

D'hier, quelques traces de sel sur vêtements et pieds ampoulés.
Normal ici on ne marche jamais ou bien peu mais on transpire beaucoup.

Nous avons vu tous les shows, avons fait quelques attractions, du water-roller-coaster. Bien wet, du collant, des cheveux mélangés.
Tout sauf le water park, la je ne peux pas, je snob le monde, je trouve l'eau bien trouble, trop collée, très tu vois quoi... j'en ai déjà les doigts de pieds recroquevillés !
T'aime les grands huit qui font vomir ? Ceux qui te font un mix coeur-entrailles stucké dans la gorge ?
Oui ceux la, les gros féroces tête en bas ou jambes dans le vide, perso, je les laisse aux plus fous, je n'ai plus le courage. Mon petit coeur pourrait lâcher.
J'ai d'autres grands huit dans ma vie, vas voir par la .

J'ai vu beaucoup de sur-poids autour de moi. Impressionnant. Ça m'a mise mal a l'aise. J'ai réalisé, que bon voila.

Mais ce n'était pas de Shamu, des requins, des dauphins, du 4D dont je voulais parler. Mais de ma matinée qui commence, de mon creux, de ma fissure dominicale.

Dans ce genre de virée, il y a toujours l'aller et le retour. Dans la voiture.
Mon pousse-pousse-maousse est devenu depuis quelques années mon lieu de prédilection pour parler.

C'est d'ailleurs de la que je préfère passer et recevoir la plupart de mes appels téléphoniques. Que les nationaux bien sur, vu qu'"on" m'a sucré l'international, usage abusif parait-il.

Quand je suis en voiture, je suis seule, concentrée, sauf que je bidouille mes twitt, mes emails, c'est devenu mon deuxième bureau de "maman travaille".
Je sais, si ca continu, je vais mourir encastrée dans un 47 tonnes. Finir césarisee dans ma carriole. Ça serait ballot.
Je ne focuse pas forcement sur la route mais je suis vraiment avec mon interlocuteur.
Je sais que je ne passerais pas trop de temps et que je serais concise.
Ok, c'est encore du moi-je d'égoïste, c'est vrai, je choisis mon moment.
Soit.
Mais les échanges sont de meilleurs qualités, j'évite ainsi le foirage immédiat, l'embarras du moment mal choisi.
OMG, quand je relis, je sens que ça ne s'arrange pas...
Mais je suis toute a lui ou a elle.
Je regrette parfois, souvent, toujours, cet international coupé.

Mais revenons aux trajets partagés. Les familiaux, les en duo.
Habitacle clos, pas de possibilités de fuite.
VLAM, je balance mon sujet de jour, un souci, une angoisse ? Lalalalalalalala.
Genre j'ai choisi mon moment mais pas le tien. Cheri faut-qu'on-parle, y-a-un-truc-qui-me-stresse....

Voila, tu sais, que je te parle de THE  conversation.
Double tranchant aussi, tu peux te retrouver, je corrige, tu te retrouves souvent, toujours, coincée dans une discussion que tu as balancée avec toute la spontanéité qui fait ton charme !
De celle qui finalement va tourner au vinaigre, qui importune l'autre, puis qui se retourne contre toi - pauvre petite victime- et dont tu ne sais te défaire.
Pas moyen de te jeter sur la route, de mettre une vitre anti-conducteur, éventuellement de faire le F.finger.
Piégée.
La sale conversation de merde, le dialogue de sourds qui te finit en muette, le truc stérile qui te coince dans la gorge.
Ne pas pleurer ou se montrer colérique, prendre sur soi, c'est pas grave respire, RESPIRE bordel.
Ça va passer s' il se tait, mais TAIS toi, s'il te plaît, TAIS TOI. Ta gueule ?
Please :-)

Oui ça sent le vécu et le tout chaud.
Right. Nous sommes un peu nerveux ces temps derniers.
La vente, l'ex-cancer du sex, le pré-départ en reconnaissance de monsieur, la dame toute seule, les déménageurs bretons, le brouillard au loin... ces derniers trucs a faire et a vivre ici.

Hier, donc parlotte de l'avenir avec un petit a, un moyen a et un grand A.
J'ai fini le quart d'heure les yeux voilés, la gorge pleine et le coeur gros.
Bien fait.
Pas envie de m'étaler plus sur le sujet proprement dit. Ce n'est pas ici une question d'avoir raison ou tord mais la façon d'énoncer, de balancer, de jeter parfois des mots, des phrases avec vérité, sans en caresser les mots avant. De recevoir aussi.
Même si on a une carapace de chais-pas-quoi, suffit de gratouiller un peu pour que ça se fissure. Ça suinte, compresses, 3 caisses pour la Plaie béante pour la passagère.

Hier donc l'aller fut miséreux pile avant l'arrivée au pays de Shamu.
Entertainment a l'arrière, rires de pieuvres déchaînées.
Juste 20 minutes chiatiques, mais rapide reprise en main de la dame, marquant la fin du débat a sens unique.

Le seul problème c'est que ça me laisse toujours des traces le lendemain.
Me sens pas en top forme pour appréhender ce dimanche 28 degrés, partly cloudy de mon pays.

TA VIE M'INTERESSE.

Chez toi, ou se trouve ce lieu de prédilection du tête a tête ? Tu sais, le viens-la-faut-qu'on-parle, j'ai-des-choses-a-te-dire ?
Quel est l'endroit le plus favorable aux échanges ?
Je sais, la chambre c'est pas mal non plus et c'est bien plus facile pour une réconciliation en mode j'te warriolise ni vu ni connu !
Mais sérieux, c'est ou ?
Ça se passe comment et surtout ça finit comment ? Tu colmates et tu passes a autre chose ou tu attends le retour pour retapisser ton mur de lamentations ?
Pour info, j'ai dormi au retour.
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Publié dans bobos et tracas

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S
Miss Chacha comment ai-je pu oublier la cuisine ! J'aime ton com' beaucoup de toi dedans, c'est rare en fait d'en avoir autant. Merci.Rose la cuisine aussi, decidement ! Exactement les memes sentinements de fin quand la comprehesion ou la conversation n'ont mene a rien. Cette impression d'etrangete.Quelle horreur aussi cette vision de maries celibataires ce que j'appelle vivre en colocation, bien pire que la bagarre. La bagarre peut assainir et faire avancer. Le rien ou neant peut tuer.
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R
Sans aucun doute dans la cuisine, tu sais quand on finit tous ces petits rangements du soir. Déjà, les enfants sont couchés et il faut encore s'y remettre alors qu'on a qu'une envie, se poser. Donc, c'est clair le contexte est porteur...Je vais, je viens , passe d'une pièce à l'autre, lance mes phrases, entend les réponses en différé. Bref se parler sans se comprendre. Je suis plutôt du genre à me coucher triste dans ces moments là avec l'impression de partager mon lit avec un inconnu, qq qui ne me comprend pas ou alors qq avec qui je n'arrive pas à communiquer et vice versa. Horreur de ce sentiment d'étrangeté!!!! Craignant cette image des mariés célibataires. et finalement au delà de la bagarre, c'est souvent cette crainte qui me reste...
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M
La cuisine. Tout se passe ds ma cuisine...Je peux me verser un verre de vin au lieu de pleurer, ouvrir la porte pour un plat trop cuit....detourner le regard sur mon evier pour annoncer. Depuis toujours. Mon salon acceuille l'element etranger. Ma chambre me permet de me cacher et ne pas parler, car ma Tv coupe une eventuelle conversation. Mon Bain reflete mon stress et une eventuelle solitude( je compte les secondes sous l'eau et j'ecoute mes voisins ds les tuyaux). Oui ma cuisine chuchotte les confidences et les sujets serieux, avec des crises de rires , aussi.
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S
Caro... au pays de Shamu, tout est gros. Trop gros. Comme "everything is bigger in TX" rien d'etonnant. Bref, la, now, je compte les kg en trop en matant History channel sur la boof ricaine... +17 ici.  Donc ca donne une grimace cet apm et pleurs demain. Tu vois l'ambiance en temps reel ! Bien auto-destructive.
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C
Euuuh chez moi...Bah, comme toi pour les appels ca c'est certain...Pour les "viens-là-faut-que-je-te-parle-et-tu-vas-pas-aimer", c'est genre quand je rentre du boulot comme ca...Ouais ouais direct, vlan j'te balance ca pendant que ca peut encore sortir...C'est pas terrible terrible comme approche mais sinon après je zappe...Et ca se termine euh...ca depend, une bonne grosse engueulade du genre j'te montre que c'est moi le chef...ou pas...et ca se finit en général par un regard puis un rire complice comme pour effacer les vilains mots...Voilààààà, bon et sinon le pays de Shamu ca donne quoi ??
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