Stridulations diurnes



Rien de particulier. Les jours s'etirent doucement. Les vacances s'installent.
Je fuis les to do list et repousse les preparatifs du depart.
Semaine prochaine.
Gerer au dernier moment, il n'y a que ca qui marche !
J'ai envie de changements.
Recurant cette histoire.
J'ai des maux mais plus les mots. Juste des mouvements d'impatience, des soupirs et des jambs agacees. Mes histoires me fatiguent moi-meme.
Besoin extreme de bouger des choses, crises aigues de deplacement de moi.
Hier, je me suis occcupee de mon exterieur. Rangements et amenagement du bord de piscine. Frenetiquement, a peine deux heures avant de devoir aller chercher le reste de la troupe a l'ecole. N'importe quoi.
Debrousaillage intense, transplantation, blessure, pansements, mort en route, achat, plantation, satisfaction. SUIVANT.
J'arrache, je coupe, je sue, je plonge, je recommence ...
Paysagiste, ca ne s'invente pas !
Les cosmos se mettent au fond et pas en bordures. Faudrait peut etre lire les sachet de graines avant de semer. Les oreilles d' elephant sont des plantes vertes qui poussent et s'eparpillent dangeureusement ... reflechir avant d'agir.
D'un coup de pelle magique, tout ce petit monde a degage ... direction frontyard pour les fleurs, en pots pour les elephants.
Depuis ce matin, tous font la gueule. Les oreilles se sont repliees, mortes et vexees. Et les grandes tiges ont degringolees, ca comate sec devant la maison. J'ai peu d'espoir pour elles.
Je ne suis qu'une meurtriere de jardin.
Je reve de tendre une grande toile de coton, de faire un abri contre les morssures du soleil juste devant la piscine. D'installer sur le cote une tente de bedouin, de me vautrer sur des coussins. Je ne suis bien qu'allongee ...
Envie de the a la menthe bouillant en matinee et d'ice tea en apres-midi.
De passer d'un endroit a un autre suivant les mouvements du soleil et au gres de mes envies.
J'ai tres envie de fumer. Ca devient obsessionnel, j'y pense tout le temps.
Mais fumer tue, c'est ecrit.
L'ennui aussi.
