Moisissures sur tarte-tatin
W-e de 3 jours. Temps orageux. Du mal a me lever. Cereales renverses dans le couloir, ca promet ... cris joyeux s'echappant de la salle de bain, je crains le pire ... galops dans l'escalier moquette, j'veux couler sous la couette.
Grosse envie de me cloitrer loin du tumulte familial.
Aucune envie particuliere de journee.
Tenter de ne pas etre remplacee par l'ordinateur, la TV ou par une famille de Sim's confortablement installee sur le gros pouf de la family room.
Il fait lourd, le ciel est gris, il fait chaud, moiteur humide ...
Hier accrochage en regle et portes virtuelles claquees du cote organisation des vacances des minis ... Assez d'essayer de tout coordonner d'ici pour eviter les clashs entre parents -beaux-parents. Preserver une entente cordiale, neutraliser les caracteres, les camoufler ...
Moralite, je suis d'une humeur de chien, je continue de me prendre la tete en solo. C'est tellement facile !
Envie d'envoyer bouler tout le monde et de faire la sourde oreille comme le fait si bien H. Je sais. Je devrais laisser tomber ma panoplie en lycra, je ne peux rien. Les laisser assumer leur desaccords.
Autoriser la scission entre les deux familles. Arreter de vouloir le bonheur sur mes terres et la paix dans mon monde.
Utopie.
Que suis-je bete d'essayer d'arrondir les angles, je me rends malheureuse toute seule.
Entre une mere parfois etouffante et une belle-mere qq fois absente et qui a souvent raison ... mon coeur balance. Exces dans les deux sens.
Echanges d'emails d'un cote, sans efforts visibles de fioritures et coups de fil houleux de l'autre.
Ras le bol. Je suis en train de me gacher ma fin d'annee, mon debut de vacances et de me noyer dans mon verre d'eau.
Je sais que je devrais laisser tomber, j'ai donne des dates, des directives.
J'ai songe, j'ai bien reflechi selon les disponibilites des uns et les maux des autres, pas trop long ici, pas trop nombreuses la-bas ... a quinze jours du depart, c'est le bordel.
Fin de l'annee houleuse, roller coaster de ma vie, tourbillon infini.
Maintenant vous savez pourquoi je suis mitigee quand a un retour definitf en France !
Couper le cordon d'un franc coup de machette ? Etre seche et intraitable, me proteger et penser a moi ... oublier politesse et respect des anciens ?
Assumer enfin.
Toujours les memes contraintes, les memes eraflures, les memes oublis, les degueulis incessants, les pensees ebrechees ...
Ce matin j'ai commence ma journee la gueule de travers, les larmes au gout amer.
Ce soir, je continue mes ruminations, mais ca va mieux, je travaille sur moi, j'avance cahin-caha, mais j'avance.
Blabla de nana, je l'ai bien trouve mon pseudo a la noix !