Roller coaster de mes humeurs
Spirale infernale, Space mortel, je me suis perdue quelque part dans le siphon de ma baignoire. Je bubble sans voix. Je crachote, je respire dans un tuba.
Le petit chat est mort, les pivoines sont fanées. Les ronces et les orties, juste des parures idéales pour mes plates-bandes. Le soleil s'est barre. Je suis coincée entre deux vies. P%$#@& de manette de jeux.
La semaine n'avait pourtant pas été si mauvaise. Je n'irais pas jusqu'à écrire pleine de promesses, mais, quelques échanges notables entre des murmures désagréables et des soupirs d'exaspération partages. Ça devait aller mieux, ce n'était pas pire, c'est maintenant juste interminable.
Bien trop raisonnable pour prendre la fuite. No choice, no need. Juste être irréprochable, bête et disciplinée. Des larmes de temps en temps, peu a vrai dire, juste quelques unes poussées par la fatigue. Aujourd'hui un peu plus qu'hier ? Aujourd'hui plus qu'hier.
Je m'enveloppe donc tragiquement dans ma toge de drama queen, tête haute, sentiments très bas. Shorty treillis et boots de guerre.
Oh temps suspend ton vol, mais pas trop non plus. Je dois profiter de ces dernières soirées chaudes, des fleurs, des biches, des voisins et de tout ce que je n'ai pas encore vu, ni essaye. Laisse moi quelques mois avant la vraie bataille, j'ai besoin de consolider mes troupes dont l'esprit d'équipe s'est planque dans l'espace temps.
Le décor est épouvantable, mais rien d'étonnant pour une fin de mois d'octobre.
Et il n'y a pas que dans les front yards que les danses sont macabres. Les veuves noires sont pleines de vie, elles agitent fébrilement leurs longues pattes et tricotent des toiles impressionnantes, celles qui vous emprisonnent les sentiments. Y'a momification des liens, compression de la révérence, c'est mortel combat au manoir.
Je crie SORCELLERIE !
Les maléfiques salopes nous ont jeté un mauvais sort. Meme en journée les vampires vous embrassent a pleines dents, laissant deux jolis petites empreintes d'où coule une vilaine détresse.
Rendez moi mes bouts de vie, mon insoucience, mes pirateries. Rendez moi mon mari.
