Le w-e dernier, j'ai voulu jouer les artistes.
Je sais ça faisait longtemps que je ne m'étais ridiculisée sur ce blog. J'assume.
Merci l'ami
Fanch pour ton soutien tout au long de cet essai !
Armée de mes doigts délicats, d'une imagination féconde, d'une réelle envie, j'ai cru un instant - suis-je bêtasse - pouvoir avec dextérité m'initier seule à l'art du
GYOTAKU.
Technique ancestrale venue de Japonie.
Fan de rascasse, de mérou et des poiscailles des fonds turquoises de ma ville-que-j-aime-et-que-j-adore, je pensais - nullement effarouchée - pouvoir, finger in da nose, manier le procédé nippon et
reproduire sans contrariété le joli poisson.
Mon sujet vertébré et aquatique fut choisi au petit matin à même l'étal odorant sur mon Vieux Port.
Suis tombé en affection d'un "
beaux yeux ".
Je t'explique la technique qui a été bien vite sujet de moquerie diverses et variées devant mon application " tu fais du pochoir ? ", mon impatience a failli et mon langage châtié habituel est
apparu.
TU FAIS DU POCHOIR ? T'en collerais une pochoir à la mano moi, non mon doux, je suis en création artistique, je manie et je tente la maîtrise du GYO-TA-KU répondis-je en roulant mes yeux de biche
irritée.
En Japonie, l'empreinte se fait à l'encre, évidement j'ai choisi autre chose et ai tenté l'aquarelle pour y mettre quelques couleurs.
Sujet poissonneux nettoyé, sopaliné, j'ai posé la morte bestiole sur un plat, dépliant à la va-vite les nagerons et pinceaunnant çi et là les nuances colorées se rapprochant le plus de celles des
écailles de mon précieux.
Le maquillage posé, j'ai appliqué ma feuille sur la marée, passant plusieurs fois ma douce et légère paluche, vidant par la même occasion une partie des intestins de cette connasse de merveille de
la mer.
Feuille salie, doigts qui puent, empreinte aquarellisée trop légère, résultat agaçant.
Mais que diable, deuxième tentative, peinture étalée au rouleau, vlam, odeur qui monte - suis très sensible du nasal - ras le bol de cet attroupement soudain de pieuvrasses extasiées devant
l'agilité de leur mother. Jamais tranquille dans cette roulotte bas les pattes, OUST DEGAGEZ pieuvrasses !
Re-vidage intestinal, oui l'art est subtil... je le suis beaucoup moins.
L'exercice s'est mis à prendre une tournure différente.
Armée d'un feutre, je me suis mise à jouer avec le dead ondulé, créant quelques scènes cocasses.
Mais point de bestiaires marins... laissons celà à l'aquarelliste, à celui qui sait.
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