Dimanche 25 octobre 2009
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Si l'on m'avait il y a une centaine de jours à peine que j'en arriverais là, eh bien mon ami, j'aurais dit foutaises, je me serais exclamée balivernes et je t'aurais mouhahahé aux poils du nez...
qué gourdasse va !
Rien ne laisser penser que, bah peut-être qu'un peu, oui en fait oui, mais non et pis si. Oh qu'importe, le résultat est le même voire pire, fuquuuuuue...
C'est là, c'est fait, c'est dit, c'est ficelé-déficelé-reficelé à la va-que-je-te-pousse, c'est mal lesté, bazardé par des manchots dans la mer, ça bubulles de surface, ça descend pas bien, c'est bien coincé entre deux eaux.
Bref, ça remonte sans arrêt... c'est merdier ingérable.
Tu le jetes loin très loin de toutes tes forces, rien à faire, la baballe au roquet te revient toujours au bout de tes semelles genre étron marin yeurk, je n'aime pas du tout l'allégorie.
En fait, je ne sais pas si le chagrin que je tente d'exprimer ou la brutalité du truc qui fait mal ou simplement l'effet giboulée
Pas grave, as usual, je need to talk et comme d'hab' je raboule par ici.
Cette semaine a été particulièrement tough en annonces diverses et variées.
Pas sure d'arriver à gérer tout en même temps.
Un coeur qui pendouille, une amie mal en point, un secret vomi, un père malade, un H qui part en vrille.
Difficile de prendre la distance nécessaire quand tu es vacillante.
Fait vraiment chier, ça allait mieux, enfin c'est ce que tu croyais.
Un coup sec et brutal dans le sternum déjà un peu amoché.
Prise de conscience rapide, t'as le choix: acceptation ou rejet.
Respiration subitement coupée, jambes flageolantes, ton corps-coeur se confuse, tes mains se tordent, ton front se ride, tes yeux se ferment, tes épaules s'arrondissent, enfin ta tête s'affaisse.
Tu accuses le choc.
Ensuite c'est l'armée de larmes qui déboule. Tu luttes, tu bloques, tu gardes les yeux bien fermés. Les salopes salées sont plus fortes, une fois que ton nez s'est enflammé, elles sortent dans un flot ininterrompu venu de ton fin-fond.
Inconsolable, bêtasse au milieu du ruisseau, avec un pif qui se met à faire des bulles, ta bouche qui tente de sortir trois phrases qui se perdent dans l'infirmité passagère.
Rien à faire, tu chiales vraiment. Ça te fait même sourire cruchonne et voila que tu te mets à grimacer entre deux mucosités... résultat pathétique, mais ça, t'y penses pas du tout, forcement toute à ton tsunami personnel.
Ah t'es belle tiens !
Ca suinte de partout, t'es moche, pas du tout présentable, ni sortable avant 38mn et une bonne couche de Touche Éclat.
Puis ça se calme. Tu sens que tu peux reprendre les rennes du truc, que tu peux calmer la désolation.
C'est la pause giboulée.
Tu respires enfin.
Vraiment.
Une longue et profonde inspiration.
Une bouffée de vie.
Un souffle presque infini, cherché bien loin.
Tu fermes les yeux toute paisible.
Ça-y-est, ça-va, c'est-boooon... lorsqu'un connard de hoquet te replonge dans ta réalité. Tu peux remplacer ici connard de hoquet par connard de regard, connard de mot, connasse d'intervention extérieure etc... quand t'es triste à ce point tu as tous les droits.
Le présent reprend alors tout son sens, le passé est à oublier pour le moment, quand au futur, il te faudra le composer autrement.
Le regard qui s'était fait vide et séché, se floute à nouveau et rebelote, c'est plongée en apnée dans tes contusions.
Pis ça passe, pendant un jour ou deux, pis ça revient, toujours quand il ne faut pas, pis ça repasse, pis ça revient.
Pis un jour tu pleureras plus, quelque chose viendra remplacer ta douleur, une autre peut-être ou une douceur si tu es plus lucky ou plus forte.
Rien ne laisser penser que, bah peut-être qu'un peu, oui en fait oui, mais non et pis si. Oh qu'importe, le résultat est le même voire pire, fuquuuuuue...
C'est là, c'est fait, c'est dit, c'est ficelé-déficelé-reficelé à la va-que-je-te-pousse, c'est mal lesté, bazardé par des manchots dans la mer, ça bubulles de surface, ça descend pas bien, c'est bien coincé entre deux eaux.
Bref, ça remonte sans arrêt... c'est merdier ingérable.
Tu le jetes loin très loin de toutes tes forces, rien à faire, la baballe au roquet te revient toujours au bout de tes semelles genre étron marin yeurk, je n'aime pas du tout l'allégorie.
En fait, je ne sais pas si le chagrin que je tente d'exprimer ou la brutalité du truc qui fait mal ou simplement l'effet giboulée
Pas grave, as usual, je need to talk et comme d'hab' je raboule par ici.
Cette semaine a été particulièrement tough en annonces diverses et variées.
Pas sure d'arriver à gérer tout en même temps.
Un coeur qui pendouille, une amie mal en point, un secret vomi, un père malade, un H qui part en vrille.
Difficile de prendre la distance nécessaire quand tu es vacillante.
Fait vraiment chier, ça allait mieux, enfin c'est ce que tu croyais.
Un coup sec et brutal dans le sternum déjà un peu amoché.
Prise de conscience rapide, t'as le choix: acceptation ou rejet.
Respiration subitement coupée, jambes flageolantes, ton corps-coeur se confuse, tes mains se tordent, ton front se ride, tes yeux se ferment, tes épaules s'arrondissent, enfin ta tête s'affaisse.
Tu accuses le choc.
Ensuite c'est l'armée de larmes qui déboule. Tu luttes, tu bloques, tu gardes les yeux bien fermés. Les salopes salées sont plus fortes, une fois que ton nez s'est enflammé, elles sortent dans un flot ininterrompu venu de ton fin-fond.
Inconsolable, bêtasse au milieu du ruisseau, avec un pif qui se met à faire des bulles, ta bouche qui tente de sortir trois phrases qui se perdent dans l'infirmité passagère.
Rien à faire, tu chiales vraiment. Ça te fait même sourire cruchonne et voila que tu te mets à grimacer entre deux mucosités... résultat pathétique, mais ça, t'y penses pas du tout, forcement toute à ton tsunami personnel.
Ah t'es belle tiens !
Ca suinte de partout, t'es moche, pas du tout présentable, ni sortable avant 38mn et une bonne couche de Touche Éclat.
Puis ça se calme. Tu sens que tu peux reprendre les rennes du truc, que tu peux calmer la désolation.
C'est la pause giboulée.
Tu respires enfin.
Vraiment.
Une longue et profonde inspiration.
Une bouffée de vie.
Un souffle presque infini, cherché bien loin.
Tu fermes les yeux toute paisible.
Ça-y-est, ça-va, c'est-boooon... lorsqu'un connard de hoquet te replonge dans ta réalité. Tu peux remplacer ici connard de hoquet par connard de regard, connard de mot, connasse d'intervention extérieure etc... quand t'es triste à ce point tu as tous les droits.
Le présent reprend alors tout son sens, le passé est à oublier pour le moment, quand au futur, il te faudra le composer autrement.
Le regard qui s'était fait vide et séché, se floute à nouveau et rebelote, c'est plongée en apnée dans tes contusions.
Pis ça passe, pendant un jour ou deux, pis ça revient, toujours quand il ne faut pas, pis ça repasse, pis ça revient.
Pis un jour tu pleureras plus, quelque chose viendra remplacer ta douleur, une autre peut-être ou une douceur si tu es plus lucky ou plus forte.
Par Sbla'
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Publié dans : moi-je, pensees profondes et tralalalas
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Communauté : L'écriture dans tous ses états
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